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 De la situation dans les prisons! en 1899

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Pierre

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Date d'inscription : 06/04/2009
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MessageSujet: De la situation dans les prisons! en 1899   Mar 5 Mai - 12:39

Un article comparatif très intéressant que je poste pour Jean de Bouc king!


Il y a quelques mois j’ai chiné quelques journaux et autres documents du début du 20em siècle. Je suis donc tombé sur un exemplaire de L’illustration.

L’illustration était un journal qui avait une très populaire auprès du public de l’époque : il était des plus lu parce qu’il se voulait avoir une couverture généraliste et mondiale bien sur!

C’est donc en lisant le numéro N° 2925 — 169 :18 mars 1899 de l’illustration, que je tombe sur un article qui eut en moi un drôle de retentissement : un article sur les importants changements qu’a subi La prison de la Santé en 1898 !!!

Je vous livre donc cet article comme il y est imprimé!
Le voici !



L’illustration

N° 2925 — 169

18 mars 1899

LES NOUVELLES CELLULES DE LA SANTÉ

La prison de la Santé a subi l'an dernier d'importants changements. Elle comprenait jadis deux quartiers, l'un cellulaire, l'autre dit auburnien: c'est ce dernier qui a été transformé en quartier cellulaire. Les travaux ont consisté dans la réfection de cloisons intérieures, dans la création de nouvelles cellules, et dans la suréléva­tion d'un étage des anciens bâtiments. Ils ont coûté 2 millions de francs.

Le nouveau quartier, composé d'un quadrilatère et d'un bâtiment transversal, plus un bâtiment central reliant les nouvelles constructions aux anciennes, se compose maintenant de six cent quatre-vingt-trois cel­lules disposées sur quatre étages et desservies par des balcons en encorbellement. Ces cellules nouvelles, qui sont formées par la réunion de deux des anciennes, constituent des chambres relativement spacieuses me­surant 4 mètres de longueur sur 3™️, 60 de largeur, et 3 mètres de hauteur. Elles sont parquetées et cirées; les murs sont recouverts d'une peinture laquée qui permet de fréquents lavages.
Un double système de canalisation y amène de l'eau de source pour les besoins du détenu et de l'eau de rivière pour le tout à l'égout. Des ventilateurs, mus par l'électricité, y assurent une ventilation parfaite; l'éclairage est fourni par la lumière électrique à incandescence, et le chauffage se fait par un calorifère à vapeur d'eau. De larges fenêtres, descendant jusqu'à un mètre du sol, répandent
de la lumière à profusion.
Le mobilier se compose d'un lit de fer scellé dans le mur, avec matelas et traversin; des charnières permet­tent de le relever pendant le jour où on le tient appli­qué contre la muraille. Une tablette, fixée au mur, peut également se relever ou s'abaisser; une chaise est re­tenue par une chaîne assez longue pour permettre son déplacement, mais retirant au prisonnier la possibilité de s'en servir pour frapper son gardien. Dans un coin, on voit le meuble indispensable à tout être humain. Enfin, près de la porte est placé le bouton électrique qui sert au prisonnier pour appeler le surveillant. C'est dans une de ces cellules (dans la septième division) qu'habile depuis lundi le lieutenant-colonel Picquart.

Le quartier réservé aux détenus politiques se com­pose de huit cellules que l'on s'est efforcé de rendre plus confortables encore. Les murs sont tapissés et ornés d'une boiserie à hauteur d'appui. Deux matelas garnissent le lit. Une large table en chêne sert de table de travail; une autre table plus petite en bois blanc sert de table à manger; on la recouvre d'une nappe.

Une table.de nuit-toilette, avec séchoir pour les ser­viettes, trois chaises et les accessoires ordinaires de la cellule complètent l'ameublement.

L'éclairage est fourni par deux lampes électriques à incandescence, l'une est suspendue au milieu du plafond, l'autre est placée sur la table de travail.



Cellule de détenu Politique



Voicie donc un article qui, je vous le rappel date de 120 ans « l’âge de la Tour Eiffel » de l’exposition universelle d’un monde où la modernité était le maitre mot ! Un monde nouveau où tous les espoirs étaient permis mais je vous le concède les colonies étaient triomphantes et méprisantes, sûres de leur « mission dite civilisatrice » un monde où le bagne était mis en place, la peine de mort était chose normale et enfin un monde où il y avait toujours des prisonniers politiques !

Mais voila ! malgré ce que notre monde contemporain appellerait une honteuse violation des droits de l’homme il nous faut bien noter que il y a 120ans en 1899 le système carcéral se reformait de façon structurelle puisqu’il offrait aux détenus des cellules individuelles et d’un confort que les détenus contemporains ne connaissent peut-être pas tous !
Pour en jugez reportez vous sur la toile, vous y verrez des

cellules modernes et à peine surpeuplées !!!
jean de bouc king king
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